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mardi 10 août 2010

La marée noire en Louisiane, terminée?

La semaine dernière, un ouf de soulagement soufflait sur toutes les lèvres, il semblerait que la marée noire soit sur le point d’être contenue. L’opération Static Kill montre les premiers signes de réussite.

Source : France-info.com

Source : France-info.com

Les travaux consistaient à injecter un mélange de boue et de ciment mêlé afin de colmater la breche sur de la plateforme Deepwater Horizon. A l’heure qu’il est persiste la polémique des incidences du pétrole sur les écosystèmes marins et côtiers, les trois quart du pétrole répandu auraient soit disant été éliminé nous a annoncé Carol Browner, la conseillère de Barack Obama à l’énergie et au climat. Le pétrole ainsi échappé se serait détérioré par évaporation, dispersion ou dissolution alors qu’encore un quart du pétrole brut reste encore à  ôter de l’océan et des côtes.

Source : Lejdd.fr

Source : Lejdd.fr

Or, les locaux montraient la semaine dernière sur toutes les télévisions combien la présence du pétrole sur les côtes est aussi discrète que fourbe. En effet, on voyait dans nombre de reportages, des personnes ; vêtues de manteau cuir appuyant sur le sable pour faire jaillir des bulles de pétrole alors non visibles à la surface de la plage. Il serait difficile à croire que ces 25% non éliminés tiennent compte de toutes les minis nappes de pétrole qui apparaissent à fleur de sable. Se posent alors la question de leur enlèvement – que l’on sait déjà difficile – et des effets sur la faune et la flore environnante.

On ne doute pas de la qualité des savants du NOAA (Agence océanique et atmosphérique américaine) mais  le citoyen moyen se méfie de l’amoindrissement tant des conséquences que de l’ampleur des dégâts occasionnés.

780 millions de litres de pétrole dans le Golfe du Mexique

La dépollution aurait éliminé 127 millions de litre, une misère quand on pense aux difficultés rencontrées par les ingénieurs et techniciens pour colmater les fuites. Parmi le pétrole récupéré, seulement 3% provenait des armadas de bateaux dans le Golfe du Mexique. Mais si l’on veut aussi estimer les dégâts correctement, il faut aussi prendre en compte les produits chimiques déversés dans l’océan pour éliminer le pétrole. Leur utilisation n’aura surement pas un effet nul et s’ajoutera aux effets du brut répandu, de même que les 16% éliminés naturellement, ce qui est sans conteste, synonyme d’une pollution supplémentaire, notamment de l’air, tout comme le brut éliminé par incendie.

Source : Afp.fr

Source : Afp.fr

Ainsi, une nouvelle polémique enfle contre BP, celle des dommages collatéraux. Les produits dispersants sont appelés tensioactifs car ils agissent comme le savon, en séparant l’huile en gouttelettes qui sont alors dégradées par les bactéries marines. D’une, on doute que les dites bactéries apprécient ce nouveau plat à leur menu, de deux, outre les produits, le pétrole est dissous et non éradiqué.

Comble des combles, les produits utilisés par BP pour ôter le pétrole du Golfe seraient davantage nocifs pour les organismes vivants que le pétrole brut initialement répandu.

Pour l’instant si les effets à long terme sont indéniables, les conséquences sur les œufs et larves composent une inconnue avec laquelle il va falloir jongler les prochaines saisons. Sont concernés les poissons, crevettes ou crabes.

Opération Bottom Kill

L’opération Bottom Kill consiste à boucher complètement la fuite, une fois pour toute. Le pétrole, désormais confiné, ne repoussera le mélange de boue et de ciment, comme cela avait été le cas précédemment. Il s’agit de creuser deux puits de dérivation afin de cimenter par en dessous et donc condamner définitivement les fuites.

En parallèle, aux dernières nouvelles, le forage du puits de secours sera repoussé de quelques jours, une tempête s’annonçant en cette mi-aout dans le Golfe du Mexique.

La marée noire du siècle n’est pas prête d’être circonscrite…

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Cet article a été rédigé par Thomas
mardi 10 août 2010 dans la catégorie pollution