Archive Autheur

mercredi 30 juin 2010

Attention à l’exploitation du pétrole Arctique !

Alors que la marée noire de Deepwater Horizon est avancée comme catastrophe naturelle du siècle – commençant, le président Obama vient de repousser les velléités d’exploitation des sols des mers de Beaufort ou des Tchouktches en l’Arctique par Shell. Une série de forages va avoir lieu dès cet été, au sud ouest du Groenland, et près de l’île de Baffin, le gouvernement canadien redoutant des catastrophes similaires au Golfe du Mexique.

Source : Perspectivesgeopolitiques.wordpress.com

Source : Perspectivesgeopolitiques.wordpress.com

On apprend dans cet article du Monde, qu’outre les autorités politiques et les ONG, les populations redoutent également toutes interventions de ce genre devant le grand risque de fuites que de tels travaux impliquent. Et cette réticence n’est pas imputée à une compagnie pétrolière en particulier, dans le contexte de la responsabilité de BP dans la marée noire du Deepwater Horizon, alors que justement la Cairn Energy serait intéressée par les richesses pétrolifères du nord Canada.

La raison invoquées à juste titre est la difficulté que les secours auraient si un accident, une fuite ou tout autre événement causant une marée noire aussi petite soit-elle dans les eaux glacées de l’Arctique. WWF ou Greenpeace sont, par ailleurs, plus que déterminées à combattre tout nouveau forage et travaillent dans ce sens auprès de l’administration Obama. Déjà que la banquise fond comme chocolat au soleil…

On peut noter que la catastrophe du golfe du Mexique a non seulement empêché l’exploitation de nouveaux puits suite à la récente marée noire. Obama étant du même avis, le lobbying a bien fonctionné cette fois-ci, le déjeuner des dirigeants avec l’administration américaine aura été concluant. Il n’empêche que les travaux sont seulement repoussés et non complètement annulés. Mais, il demeure inévitable que la pression économique des 13% de ressources inexploitées de l’Arctique aura raison des actions des ONG, à plus ou moins long terme.

Qu’elles soient sous forme de minerais, de pétroles ou de gaz, les ressources de l’Arctique n’ont pas fini d’attiser les convoitises des compagnies du monde entier. Le libéralisme américain a, à cet égard, a permis, par le passé, des exploitations qui, aujourd’hui, seraient compromises pour leur dangerosité. Il faut ajouter à cela les difficultés particulières qu’impliquerait la multiplication des exploitations offshore des régions nordiques. Enfin, une modification, ne serait-ce minimale, de ces fragiles écosystèmes menaceraient la faune, déjà concernée par l’extinction, ce qui mettraient, dans une désastreuse conséquence, les populations autochtones comme les Inuits dans des situations délicates, compromettant la survie de leurs pratiques alimentaires et culturelles.

Source : Fauneetflore.haplosciences.com

Source : Fauneetflore.haplosciences.com

La faune maritime, baleines ou autres mammifères serait particulièrement touchée par les relevés sismiques des fonds marins réalisés à l’aide de canons à air comprimés. Et l’augmentation du trafic maritime en conséquence de l’exploitation viendrait malheureusement jouer dans ce sens, sans compter les accidents que pourraient causer les icebergs et la difficulté de rejoindre ces zones difficilement navigables et atteignables.

Pour les sociétés pétrolières, cela suppose une communication désormais axée sur les mesures de sécurité contractées en amont même des projets d’exploitation. Qui plus est, elles devront être adaptées aux conditions mêmes de l’Arctique que ce soit pour des forages terrestres ou maritimes. Ces précautions devront donc être établies non seulement pour protéger la faune mais aussi pour pallier les difficultés causées par un éventuel accident dans ces conditions.

Aussi, en suivant les perspectives ouvertes par cet article paru dans le Monde, on se rend compte que l’Arctique est bien souvent minimisé dans les discussions sur la protection de l’environnement au profit de la fonte des glaciers notamment. Or, ces questions vont revêtir d’ici les mois à venir des proportions particulièrement importantes pour l’avenir.

D’autant que les glaces Arctiques sont encore mal étudiées et connues, que ce soit au niveau de leur formation que composition ou activité, aussi une quelconque catastrophe pourrait avoir des conclusions, que l’on sait d’ores et néfastes, mais aussi insoupçonnées sur le long terme.

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
mercredi 30 juin 2010 dans la catégorie pollution
lundi 21 juin 2010

Pensons environnement avec la location conteneur

Le recyclage ne date pas d’aujourd’hui, en fait il est utiliser depuis l’âge de bronze. À cette époque cependant, les matériaux recyclés étaient plutôt fait de métal que d’autres choses. Les métaux sont facile à recycler puisque tout se qu’il faut faire c’est de le faire fondre et de le forger dans la nouvelle forme que l’on veut qu’elle prenne. C’est en 1970 que le recyclage à vraiment été mit de l’avant par un groupe pour la défense de l’environnement. Depuis ce temps, le recyclage fait partie de la vie de tous les jours. Tout le monde en fait. Que ce soit par jeter le papier dans le bac à recyclage ou bien de donner ses vêtements ou tout autre objet inutilisé à quelqu’un d’autre. Il y a plusieurs autres moyens d’être en harmonie avec l’environnement.

Un moyen facile de se débarrasser des déchets

Lors de grand ménage, de déménagement, de rénovation ou de construction d’un nouveau bâtiment ou maison où mettez vous les déchets ? À la poubelle ? C’est n’est pas une très bonne idée car plusieurs des matériaux que vous allez jeter peuvent se recycler et vous ne le savez peut-être pas. Lors de la location conteneur, la compagnie vous livrera un conteneur de la grosseur qui vous convient. Vous jetez vos détritus dans ce dernier et après usage la compagnie reviendra le chercher pleins. Vous n’avez pas besoin de disposer vous-même de tous ses déchets. Par après, la compagnie de location de conteneur à déchets vont faire un tri de tous les matériaux que vous avec jeté. Ils recycleront tout se qu’ils peuvent et composterons aussi tous les matériaux compostable. Imaginez ! Vous faites un geste pour l’environnement et vous n’avez pratiquement rien à faire ! Quelqu’un fait presque tout le travail pour vous. Vous n’avez vraiment qu’à remplir le conteneur de tous ses matériaux dont vous n’avez absolument plus besoin.

Vers un futur écologique

Le but de cette exercice et de réduire le plus possibles l’enfouissement des déchets tout en embellissant notre environnement. Nous devons laisser pour les générations à venir un bon exemple et une terre en santé. Faites votre part, ce n’est pas si difficile ! Vous le faites surement déjà sans même vous en rendre compte. Encourageons le recyclage et les groupes pro-environnement ! Si nous ne faisons pas attention, nous pourrions mettre notre futur et celui de notre descendance en péril.

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
lundi 21 juin 2010 dans la catégorie pollution
mardi 18 mai 2010

La Chine et l’écologie : Diablotin vs Angelot

Alors que l’Occident s’éveille doucement et lentement à l’écologie, les chinois semblent être déconnectés des aspirations actuelles pour la protection de l’environnement. La course au développement prend des allures de défi de destruction massive de la Nature. Les citadins s’enorgueillissent de posséder le véhicule motorisé personnel le plus gros, puissant et polluant possible.

Camper Lotus

Camper Lotus

Le sol étant par essence sale, y jeter des détritus n’importe pas. De toute manière, si une personne est payée pour ramasser les immondices qui jonchent le sol cela permet de stimuler l’économie. En Chine où tout vient du gouvernement, le moins que l’on puisse dire est qu’il n’est rien fait pour sensibiliser la population. Même si la Chine s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à Copenhague, la communauté internationale attend toujours les résultats d’une telle entreprise. Mais l’on sait déjà, qu’avec les moyens dont dispose le gouvernement, l’information sur les bonnes pratiques en matière de comportements écologiquement responsables trouverait un écho et les résultats seraient rapidement sensibles. On se souvient des campagnes de politesse et de propreté pour accueillir les Jeux Olympiques de Pékin.

Premier pollueur mondial et des revendications écologiques qui valent de l’or

A Guangzhou avait eu lieu l’hiver dernier une manifestation condamnant un projet d’usine d’incinération (région de Canton). D’autres minis évènement ont désormais lieu ça et  là ce qui montre un début de préoccupation.

Dans le même ordre d’idée, l’an dernier Pékin a enregistré 256 jours de ciel bleu soit un chiffre correspondant au critère d’amélioration de la qualité de l’air. Mais cette réjouissante perspective est due au déplacement des stations et au changement du mode de calcul de la pollution. Pas de quoi s’enthousiasmer pour ce voyage derniere minute vers la dépollution.

Pour autant, si l’on considère l’évolution du green business, on sait déjà que les industriels chinois ne manqueront pas de s’y jeter avec fougue. L’appel du profit fait déjà bouillonner les équipes de R&D mais ne garantit pas pour autant que les produits étiquettes green qui sortiront des usines le seront vraiment. Ou alors le seront-ils pour le marché occidental qui se targuera de rouler en voiture électrique alors que l’usine de montage en Chine polluera particulièrement la région où elle sera implantée.

Avec une telle vision, l’or vert ne garantit pas une sensibilisation global du respect de l’environnement mais plutôt un pis aller, une façade de préoccupation qui déculpabiliseront ceux qui feront fonctionner cette nouvelle économie aux horizons prometteurs.

La promesse d’énergies plus vertes

Curieusement, ce qui peut sauver la Nature chinoise c’est la chasse à l’énergie. Alors que ce sont les ressources fossiles qui ont permis de développer la Chine, ce seront d’autres ressources qui sont en mesure d’inverser la tendance. La Chine dispose d’une telle énergie, au sens propre comme figuré, que l’on ne doute pas d’une seconde l’impact que cela aura quand l’éolien ou le solaire seront monnaie courante. Du charbon aux énergies renouvelables, il n’y a qu’un pas… et les écovilles témoignent de cette nouvelle tendance. Mais on est loin du succès escompté….

Façade ou réelle avancée? De tels prototypes de villes servent autant à prouver les capacités techniques – déjà indéniables des chinois – qu’à attirer les investisseurs étrangers ou à stimuler la corruption locale.

Doit on voir une once d’honnêteté ailleurs que dans les manifestations étudiantes ou isolées ?

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
mardi 18 mai 2010 dans la catégorie pollution
mardi 30 mars 2010

Quand l’heure est au reboisement

Enfin, l’homme a de bonnes nouvelles pour la planète: la déforestation ralentit sa course effrénée nous apprend le rapport de la FAO sur l‘Evaluation des Ressources Forestières Mondiales . Il concerne 178 pays et est édité tous les 5 ans.

Pour autant, l’observation de ce phénomène est, comme toute bonne nouvelle de cette nature, à nuancer et à replacer dans un contexte général. Sonner le tocsin trop tôt et trop vite n’est jamais de bon augure et serait plutôt le signe avant-coureur d’un affolement médiatique.

Aussi, ce ralentissement est à relativiser parce qu’il s’observe au niveau global et ne vient pas compenser les pertes irréparables à moins de miracles de l’Amazonie par exemple. Ce ralentissement est en fait le haut fait des deux puissances asiatiques à savoir la Chine et l’Inde. Leur investissement à grande échelle vient marquer la première rupture positive dans la longue dégradation du taux de boisement de la terre. Encore une fois cependant, cette bonne nouvelle est à nuancer pour la raison très classique qu’agir en quantité ne signifient pas agir en qualité.

Cette reforestation massive ne présente pas pour le moment les qualités écologiques requises pour avoir une quelconque incidence sur l’écosystème mondial. La location motoneige à Saguenay sera toujours possible alors que découvrir de nouvelles espèces au fin fond de l’Amazonie ne sera bientôt qu’un rêve darwinesque, surtout que cette reforestation ne s’accompagne pas d’un mouvement similaire dans les grandes forêts tropicales qui continuent de se dégarnir à un rythme effréné.

La déforestation dans le monde : une succession d’additions et soustractions

La déforestation est à l’origine d’environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre, soit, autant que tous les transports réunis.

  • Entre 1990 et 2000, la perte des espaces forestiers s’élevait à 8,3 millions d’hectares par année.
  • Entre 2000 et 2010, on estime cette perte nette ramenée à 5,2 millions d’hectares par année.

Cependant, la perte réelle des espaces forestiers naturels s’est élevée à 13 millions d’hectares pendant les années 2000. Mais si ce chiffre somme toute astronomique – il représente la superficie de la Grèce - a été nuancé par la combinaison de l’extension des forêts et le reboisement.

La poussée de la déforestation ces dix dernières années s’expliquent par la conquête de nouvelles terres agricoles afin d’augmenter la production de l’agriculture alimentaire locale ou alors pour agrandir les exploitations agricoles dont les récoltes sont destinées à l’exportations. Un nouvelle pression a vu le jour pendant cette pression : la culture des biocarburant représente, en effet, un nouveau marché à investir bien que cela aille de paire avec le grignotage des terres arables sur les espaces de forêts vierges.

Parmi les facteurs ayant favorisés les politiques de reforestations, la FAO fait état de la législation plus stricte qui a notamment permis de posséder les données de 75 pays.

La déforestation dans le monde : état des lieux

  • 5 pays possèdent aujourd’hui plus de la moitié des surfaces forestières mondiales : ils sont le Brésil, Canada, Russie et Etats Unis.
  • Les forêts représentent actuellement 31% de la surface des terres émergées.

Toutefois, les pertes les plus élevées demeurent en Amérique du Sud et Afrique ainsi qu’en Australie où la sécheresse sévit depuis 2000. Le Brésil espère réduire de 80% ses pertes.

En Europe, les espaces forestiers continuent de s’étendre mais de manière beaucoup moins importante qu’auparavant alors qu’ils restent stables en Amérique Centrale et du Nord.
La FAO prévoit de mettre en place un mécanisme de « déforestation évitée » qui prévoirait de récompenser en espèces sonnantes et trébuchantes les bons élèves en matière de reboisement ou de protection des espaces forestiers.

Commentaires (2) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
mardi 30 mars 2010 dans la catégorie pollution
jeudi 25 février 2010

Fonte des glaciers et données chiffrées : à quand la fiabilité?

Depuis le mois de décembre, un véritable climagate ébranle la société des climatologues et autres experts en réchauffement climatique. Hackers, données chiffrées fausses, les cafouillages se multiplient autour du GIEC, le groupe d’expert en climatologie, co-prix Nobel de la paix avec Al Gore en 2007.

Ces polémiques viennent apporter du crédit aux climato-sceptiques, accroc à l’idée que tout n’est qu’une vaste supercherie. Et un complot des lobbys. Enfin, il est certain que les chiffres sont à prendre à compte, mais tout un chacun sait combien il est difficile d’évaluer la fonte des glaciers.

Quoiqu’il en soit, c’est indubitable qu’en Alaska ou en Himalaya, les réserves de glace s’amenuisent et amènent leurs lots de conséquence sur l’environnement. Si le rapport du GIEC disant qu’en 2035 les glaciers d’Himalaya auraient fondu rapporte une information erronée cela ne eut pas pour autant dire que l’heure est aux réjouissances.

Un article de Nature Geoscience publié fin janvier rapporte une étude franco canadienne revoyant à la baisse la fonte moyenne des glaciers. Cette baisse n’est bien sur qu’une fausse bonne nouvelle puisqu’au final, l’accélération de la fonte depuis les dix dernières années est elle très marquée. La fonte des glaciers révèle une réalité et des perspectives bien peu réjouissantes…

D’après l’étude du  Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales, la perte annuelle dépasse les 90 milliards de tonnes depuis une dizaine d’années. Or, la fonte des glaciers contribue à la hausse du niveau marin à hauteur de 1/3, soit une hausse de 17 centimètre pour le siècle dernier. Cette hausse menace directement les zones côtières, et des millions d’habitants.

Mais la fonte des glaciers se manifestent aussi sur le sol directement : la lumière absorbée par le sol sombre et chargé en méthane libéré lors de la fonte du pergélisol agirait comme 40% des émissions industrielles américaines. Or, si les changements climatiques ne font pas partie des questions traitées par le G7, un chiffre pourtant alarmant a été publié par le groupe écologiste américain Pew. Non content de faire monter le niveau des océans et d’augmenter les émissions de méthane, le réchauffement de l’Arctique couterait 2400 milliards de dollars US pour les quarante années à venir.

La crise financière n’est pas encore résolue, la crise climatologique n’est pas dans les priorités, aux Etats Unis notamment (à qui appartient l’Alaska), prévenir l’endettement des ménages reste la préoccupation à court terme.

Pour autant, un article du Monde fait état des conséquences directes en terme de catastrophes naturelles liées à la fonte des glaciers: inondations, tornades…136 villes côtières sont directement concernées, dont la côte Est de Etats Unis ou l’Asie du Sud Est.
De plus, d’ici à 2050, le cout du réchauffement climatique est estimé à 28 000 milliards de dollars contre 3000 milliards pour la crise financière.

Si les gros chiffres font à la fois peur et ne veulent rien dire, les solutions à visée pratiques sont elles attendues et plébiscitées par les spécialistes et organisations écologiques: la première est de soigner et fortifier les écosystèmes. Les remparts les plus efficaces pendant le tsunami ont été les mangroves… mais à New York ou au Bangladesh, il semble difficile de s’occuper de la végétation côtière, encore faudrait-il qu’elle existe…

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
jeudi 25 février 2010 dans la catégorie météo, pollution
jeudi 18 février 2010

2010, année de la biodiversité

En Octobre prochain, se tiendra la 10e Convention sur la diversité biologique à Nagoya et force est de constater qu’il est plus que nécessaire d’agir pour la protection des espèces. En effet, l’humain n’a que peu d’égard pour les autres êtres vivants. Il a beau construire une maison bois et pédaler pour se déplacer, il n’en reste pas moins le responsable d’un taux d’extinction jusqu’à 1000 fois plus élevé que Mère Nature. L’alerte est telle que, d’ici le milieu du siècle, un quart des espèces vivantes pourrait disparaître.

L’enjeu de cette 10e Convention est de développer des outils afin de ne pas reproduire l’échec des objectifs prévus en 2002 à Johannesburg lors du Sommet mondial sur le développement durable. Mais il semble que les protocoles ou autres sommets, conventions et accords internationaux n’ont que peu d’effets sur les espèces répertoriées sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.
La Liste rouge de l’UICN recense l’état de conservation de la faune et flore mondiale en se basant sur des critères précis. Elle est aujourd’hui l’outil de référence en ce qui concerne la diversité biologique de la planète : elle propose à l’instant T une photographie des espèces menacées afin de sensibiliser les politiques, la communauté internationale et le public.

Ainsi, la classification s’organise en neuf catégories, avec entre autre : éteinte, éteinte à l’état sauvage, en danger critique, en danger, vulnérable, quasi menacée… Les critères quantitatifs pris en compte pour l’établir sont le taux de déclin, la population totale, la zone d’occurrence et d’occupation, le degré de peuplement et la fragmentation de la répartition.

Elle fait état qu’une espèce d’amphibien sur trois, d’oiseau sur huit, d’un mammifère sur cinq ou encore une variété de conifère sur quatre sont en passe de s’éteindre. L’objectif est autant de travailler sur les causes que sur les conditions de cette extinction.

Si l’on ne peut remettre en question, le travail de l’UICN, il en reste partiel. En effet, l’évaluation concerne 47 663 espèces sur des millions rapporte Craig Hilton-Taylor dans le communiqué de presse publié à la sortie de l’édition 2009. De plus, la conservation peut porter ses fruits quand les enjeux commerciaux ne viennent pas menacer la lutte contre l’extinction elle-même.

Ainsi, la préservation du thon rouge est autrement plus polémique que l’ombre d’Australie (poisson) dont le statut est passé de « vulnérable » à presque menacé » en installant des échelles à migration, la plantation de végétation sur les berges et la sensibilisation des espèces.

Les enjeux sont alors internationaux à l’image de la prise de position de la France en faveur de l’interdiction du commerce international de thon rouge, espèce menacée en Méditerranée. Pour autant, des nuances ont été apportés à cette position : elle sera effective après dix-huit mois d’étude, ce qui rend caduque à ce jour tout effort de préservation. L’exemple du thon rouge est symptomatique de l’influence néfaste de l’homme sur la Nature puisque la menace est en lien direct avec la mode des sushis, dont il est un des principaux ingrédients.

Entre pressions financières et activités économiques au sens large, la Convention de Nagoya aura fort à faire pour convaincre et mobiliser. En prévoyant actuellement peu de contraintes, les pays restent largement libres de remplir ou non leurs obligations. Ce qui devrait changer en 2010. Les gros mots ont été prononcés par Ahmed Djoghlaf, le secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique de l’ONU : « protocole », « redevances » avec la mise en place d’outils suite à la convention d’octobre… La communauté internationale a pu constater combien il était difficile à Copenhague de convenir d’un accord entre les grands états, il semble réaliste de penser qu’il en sera de même à Nagoya…
En revanche, si le Canada continue ses efforts pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, l’industrie des sables bitumeux est toujours d’actualité !

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
jeudi 18 février 2010 dans la catégorie Extinctions
lundi 15 février 2010

Composter pour moins gaspiller

Une nouvelle tendance s’installe peu à peu dans nos vies. Il y a quelques années, le recyclage était un tout nouveau concept à assimiler et maintenant plus question de jeter une canette de métal aux ordures, on la recycle sans même y penser. Composter deviendra un geste courant aux fils des années car c’est un autre geste simple et grandement efficace pour améliorer l’état de notre planète. En plus de transformer les matières que nous aurions auparavant jeté en matière riche et réutilisable, cela nous permet d’économiser sur l’engrais pour nos jardins. Alors plus besoin d’avoir plusieurs comparatifs de fournisseur internet pour sauver de l’argent!

Nos sites d’enfouissement se remplissent à vue d’œil et dans peu de temps, nous n’aurons plus de place ou disposer nos ordures. C’est pourquoi la Ville de Montréal, la Ville de Laval, la Ville de Longueuil ainsi que la Montérégie distribuera bientôt un bac à compost (2014), rendant le compostage beaucoup plus accessible. En plus de cette distribution, plusieurs usines seront construites afin de traiter ces déchets. Le compostage qui a première vue pourrait être associé aux propriétaires de maisons possédant une cours arrière ou un jardin sera désormais disponible à tout type de résident. C’est donc un grand pas vers la diminution de nos déchets domestiques!

La base du compostage

Il ne suffit pas que de quelques coquilles d’oeufs et deux-trois pelures de pomme de terre pour réussir un bon compost. Il faut plusieurs éléments afin de réussir son compost et ainsi créer un engrais organique et écologique. Pour créer la base de votre compost, il vous faut donc:

- Matière brune servant de source de carbone comme des feuilles, de la paille ou du brain de scie. (éléments bruns)

- Matière dégageant de l’azote comme du gazon, du fumier, les restants de nourriture et même les restants de café moulu utilisé (éléments verts)

- Un milieu riche en oxygène et en humidité

Vous pourrez donc y combiner vos éléments bruns et verts en proportion de 1 pour 1. N’oubliez pas de vérifier l’humidité de votre compost et d’ajouter de l’eau au besoin. Cela doit rester humide mais l’eau ne doit pas couler entre vos doigts. Éventuellement quand les bac à compost seront disponible, cela facilitera encore plus le compostage : Juste remplir votre bac de déchets organiques!

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
lundi 15 février 2010 dans la catégorie pollution
jeudi 11 février 2010

Réduire les émissions de carbone, mais et l’ozone?

Au dernier sommet de Copenhague, il a bien sur été question de gaz à effet de serre, cependant, il semblerait qu’un raccourci soit, à tort, désormais établi avec le gaz carbonique. Or, il s’avère que le C02 est un gaz nocif pour l’atmosphère parmi tant d’autres. Parmi les délaissés l’Ozone ou 03. Si l’on veut compter sur le courtier en assurance de la Planète Terre pour nous assurer un avenir fait de ciels bleu éclatant et de nuages immaculés, il va falloir penser à lutter contre ce grand absent des derniers débats.
L’ozone, comme tous les gaz, est effrayant de mobilité : venu d’Asie, il sera dans le ciel nord américain quelques jours plus tard. Du coup, les efforts collatéraux prennent une ampleur croissante. En effet, si un accord a été conclu entre la Chine et les Etats Unis à propos du C02 l’O3 lui s’est fait bien discret. Et pour cause.

Gaz ambigu, l’ozone est aussi nécessaire que néfaste. Indispensable dans les hautes couches de l’atmosphère, il nous protège des rayons ultraviolets. Mais, il devient dévastateur quand sa concentration est trop forte entre la surface de la terre et jusqu’à quinze kilomètre d’altitude. Cette partie de l’atmosphère appelée troposphère est le berceau de la vie sur terre, on y respire, le cycle de l’eau s’y forme, les humains, la faune et la flore s’y développent. Autant dire que menacer cet équilibre revient à menacer notre vie directement. A forte concentration, l’ozone oxyde les végétaux et attaque les voies respiratoires.


Ce grand absent des débats actuels est, en fait, le vieux compagnon de la lutte anti-pollution. Rappelez-vous, 1987, la conférence de Montréal : c’était là que c’était décidé l’incrimination sans sursis des CFC, ou gaz réfrigérants et propulseurs utilisés dans la fabrications des réfrigérateurs et déodorants. Et oui, l’ozone c’est le fameux trou de la couche d’ozone, quelque peu éclipsé du devant de la scène médiatique au profit de l’effet de serre. Les trop célèbres trous sont pourtant une fâcheuse réalité des pôles et ce, pour des dizaines d’années encore. Surtout que la Chine ne fait pas partie des signataires…
Mais l’ozone est aussi un pollueur latent : il est aussi le résultat de la combinaison des rayons du Soleil et des polluants, comme le dioxyde d’azote. Ce dernier correspond au gaz brun roux s’échappant des pots d’échappement, c’est lui qui a cette odeur douceâtre et écœurante que l’on ressent sur une route de grande circulation ou plus encore par temps froid. Il vient aussi des cheminées, des incinérateurs ou incendies…

Nous disions que l’ozone était mobile, il est aussi un sujet d’étude complexe : s’il provient des zones industrielles, il sera plus élevé dans les zones rurales, quelques jours plus tard, le temps de se former. A petite distance ou entre continents, il s’agit aujourd’hui de comprendre les effets de l’ozone d’importation de comprendre sa formation, notamment au printemps aux Etats Unis. C’est à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine que l’on doit les études sur le sujet.
En effet, il est désormais vital de connaitre les effets directs sur l’agriculture, les animaux ou les humains : on peut d’ores et déjà lui imputer des décès et des pertes agricoles non négligeable. Même si les pics à l’ozone se font plus rare, notamment grâce aux réglementations sur les vitesses de circulation, il ne faut pas baisser la garde et stimuler les mesures de préventions. Si l’03 ne survit que quelques semaines dans l’atmosphère, ce n’est pas une raison pour le négliger dans lutte contre l’effet de serre et le réchauffement climatique.

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
jeudi 11 février 2010 dans la catégorie pollution