Samedi dernier, les citoyens de toute la planète ont été conviés à éteindre toute source lumineuse entre 20 heures et 21 heures, heure locale. Un heure où notre bonne vieille Terre s’éteint. Sous l’initiative du World Wildlife Fund (WWF), l’objectif consiste en un mouvement de solidarité envers le réchauffement climatique. Il s’agit également de montrer les gestes concrets qui pourraient à notre manière sauver la planète.
Imaginez la Tour Eiffel, les buildings de Time Square ou même encore l’Opéra de Sidney éteignant leurs lumières et disparaissant dans l’obscurité. L’Heure de la Terre a été l’occasion pour certaines des plus grandes villes du monde de participer à une solidarité planétaire. Ainsi, au Canada, ce sont plus de 24 grandes agglomérations qui se sont joints au mouvement. Montréal, Toronto, Vancouver ou encore Ottawa ont chacun leur tour éteint les lumières pour la 5ème édition de l’Heure de la Terre. Cette année, plus de 400 villes canadiennes ont participé à cette initiative soit plus de 10 millions de canadiens qui ont éteint les lumières entre 20h30 et 21h30.
Qui aurait cru il y a 5 ans de cela que ce mouvement prendrait une telle ampleur? Commencé en 2007 à Sydney, l’Heure de la Terre venait de naître lorsque 2 millions habitants de Sydney ont décidé d’éteindre leurs lumières durant une heure afin de protester contre le réchauffement climatique. En 2008, ce sont plus de 200 villes qui ont suivies le mouvement et qui ont emboîtées le pas aux habitants de Sydney. En 2010, ce sont plus de 1,3 milliards de personnes et 128 pays qui ont éteints les lumières pendant une heure pour célébrer l’Heure de la Terre. Les chiffres ne sont pas encore tombés mais ce devrait être plus de 2 milliards de personnes qui ont célébrées ce mouvement cette année. L’artiste peintre Claude LeSauteur aurait été bien fier de cette initiative, lui qui prônait corps et âme pour une réconciliation entre l’Homme et la Nature.
Au Canada, la brasserie Molson a ainsi respecté ses engagements en éteignant une partie des lumières dans ses installations. Devrait s’en suivre une campagne de sensibilisation auprès de ses employés pour limiter la surconsommation d’énergie grâce à la semaine de l’efficacité énergétique qui commencera le 28 avril.
L’Université de Montréal s’est aussi impliquée pour l’occasion. C’est ainsi l’enseigne de l’Université qui est restée éteinte durant une heure samedi dernier. Par ailleurs, l’UQAM fait partie des établissements les plus performants en matière d’écoénergie et d’efficacité énergétique puisqu’elle vient d’intégrer le réseau écoélectrique d’Hydroquebec.
Certes le geste est assez symbolique néanmoins les changements sont bien réels. Certaines entreprises ont ainsi demandé conseil auprès du WWF pour limiter leur empreinte énergétique et écologique.
Le thème principale qui a été choisi pour l’édition 2011 était “Au delà d’une Heure pour la Terre“. Voila un thème on ne peut plus clair. Les principaux protagonistes veulent ainsi faire de ce mouvement plus qu’un symbole pour en faire une pierre angulaire du combat écologique. L’impact de l’évènement a pour but de rappeler à la population qu’il est possible de consommer de manière plus écologique et cela tout au long de l’année.







