Archives de la catégorie ‘Extinctions’

jeudi 04 novembre 2010

Accord de Nagoya : Retour sur le Protocole sur la Biodiversité

Les 193 pays signataires de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) sont enfin arrivés à un accord à Nagoya, en cette fin d’octobre 2010. Il s’agit de mieux protéger tant les espèces que les écosystèmes afin d’en partager les bénéfices.

Source: mariadeveloppementdurable.blogspot.com

Source: mariadeveloppementdurable.blogspot.com

On a pu lire dans la presse que les accords de Nagoya étaient « historiques », et il est légitime de se demander dans quelle mesure. Après le fiasco du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique, il importait de réussir à trouver un protocole d’entente.

Un plan stratégique a été conclus, résumant en 20 points les mesures de défense des écosystèmes jusqu’en 2020, afin de réduire le taux de disparition des espèces, qui serait le pire depuis celle des dinosaures voilà 65 millions d’années. Une telle entente ne s’était pas vue depuis des années, d’où l’enthousiasme général.

Les accords de Nagoya dans le texte

Source: Ushuaia.com

Le protocole  offre de lier la protection de la diversité biologique et la survie de l’humanité, protégeant tous les écosystèmes.  Ainsi, les aires protégées vont passer de 13% à 17% de la surface des terres émergées, et de moins de 1% à 10% pour les côtes. La volonté est donc d’arrêter de la destruction des habitats naturels des habitats naturels, responsables de la destruction des espèces, notamment dans les zones forestières. Les récifs coralliens font l’objet de mesures spéciales.
L’accord sur l’Accès et le partage des avantages (ABS) a fait l’objet de débats parfois houleux, en raison du caractère sensible de l’exploitation des ressources telles que les molécules, les extraits naturels ou les gênes. Ainsi, dès 2012, le vivant sera breveté pour le bénéfice des pays défavorisés. Cependant une telle démarche suppose un problème de taille, à savoir la financiarisation excessive des biens naturels. Sont principalement concernées les entreprises médicales, pharmaceutiques et de cosmétiques qui tirent des profits de la commercialisation des ressources provenant des animaux, plantes ou des micro-organismes.

Enfin, le protocole de Nagoya conseille aux Etats de mettre fin à la subvention des activités biologiques, que ce soit la pêche ou l’agriculture.

Que peut-on regretter de ces accords historiques ?
Le premier point, non pas de litige mais de défiance de la réelle portée des accords, porte sur le fait que les Etats-Unis n’étaient présents à Nagoya qu’en tant qu’observateur. Un des pays les plus émetteurs de CO2 n’est en fait pas concerné : en effet, ils n’ont pas signé la Convention sur la Biodiversité de 1992, aussi les points signés à Nagoya ne s’appliqueront pas aux Etats Unis.

Ensuite, il n’existe pas de surveillance supranationale, de casques verts comme on pourrait envisager. Sans courtier assurance, il est peu sûr que les faits suivent les décisions. Si Nagoya croit en la « responsabilité des Etats », ce qui laisse penser que rien ne se fera vraiment. En tout cas, en 2012, en Inde, l’acte II de Nagoya abordera la douloureuse question des ressources financières.

Pour autant, il existe de nombreux points tout à fait effrayants comme la situation au Brésil, qui se voit souffrir d’une dichotomie interne entre les volontés affichées du gouvernement et les actions menées, jugées insuffisantes par les Indiens d’Amazonie. Quant au Japon, pays hôte, il refuse un quelconque moratoire sur la chasse aux baleines.

Les accords de Nagoya ne sont peut être pas si historiques, mais le progrès effectué n’est pas à négliger.

Commentaires (1) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
jeudi 04 novembre 2010 dans la catégorie Extinctions
jeudi 18 février 2010

2010, année de la biodiversité

En Octobre prochain, se tiendra la 10e Convention sur la diversité biologique à Nagoya et force est de constater qu’il est plus que nécessaire d’agir pour la protection des espèces. En effet, l’humain n’a que peu d’égard pour les autres êtres vivants. Il a beau construire une maison bois et pédaler pour se déplacer, il n’en reste pas moins le responsable d’un taux d’extinction jusqu’à 1000 fois plus élevé que Mère Nature. L’alerte est telle que, d’ici le milieu du siècle, un quart des espèces vivantes pourrait disparaître.

L’enjeu de cette 10e Convention est de développer des outils afin de ne pas reproduire l’échec des objectifs prévus en 2002 à Johannesburg lors du Sommet mondial sur le développement durable. Mais il semble que les protocoles ou autres sommets, conventions et accords internationaux n’ont que peu d’effets sur les espèces répertoriées sur la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.
La Liste rouge de l’UICN recense l’état de conservation de la faune et flore mondiale en se basant sur des critères précis. Elle est aujourd’hui l’outil de référence en ce qui concerne la diversité biologique de la planète : elle propose à l’instant T une photographie des espèces menacées afin de sensibiliser les politiques, la communauté internationale et le public.

Ainsi, la classification s’organise en neuf catégories, avec entre autre : éteinte, éteinte à l’état sauvage, en danger critique, en danger, vulnérable, quasi menacée… Les critères quantitatifs pris en compte pour l’établir sont le taux de déclin, la population totale, la zone d’occurrence et d’occupation, le degré de peuplement et la fragmentation de la répartition.

Elle fait état qu’une espèce d’amphibien sur trois, d’oiseau sur huit, d’un mammifère sur cinq ou encore une variété de conifère sur quatre sont en passe de s’éteindre. L’objectif est autant de travailler sur les causes que sur les conditions de cette extinction.

Si l’on ne peut remettre en question, le travail de l’UICN, il en reste partiel. En effet, l’évaluation concerne 47 663 espèces sur des millions rapporte Craig Hilton-Taylor dans le communiqué de presse publié à la sortie de l’édition 2009. De plus, la conservation peut porter ses fruits quand les enjeux commerciaux ne viennent pas menacer la lutte contre l’extinction elle-même.

Ainsi, la préservation du thon rouge est autrement plus polémique que l’ombre d’Australie (poisson) dont le statut est passé de « vulnérable » à presque menacé » en installant des échelles à migration, la plantation de végétation sur les berges et la sensibilisation des espèces.

Les enjeux sont alors internationaux à l’image de la prise de position de la France en faveur de l’interdiction du commerce international de thon rouge, espèce menacée en Méditerranée. Pour autant, des nuances ont été apportés à cette position : elle sera effective après dix-huit mois d’étude, ce qui rend caduque à ce jour tout effort de préservation. L’exemple du thon rouge est symptomatique de l’influence néfaste de l’homme sur la Nature puisque la menace est en lien direct avec la mode des sushis, dont il est un des principaux ingrédients.

Entre pressions financières et activités économiques au sens large, la Convention de Nagoya aura fort à faire pour convaincre et mobiliser. En prévoyant actuellement peu de contraintes, les pays restent largement libres de remplir ou non leurs obligations. Ce qui devrait changer en 2010. Les gros mots ont été prononcés par Ahmed Djoghlaf, le secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique de l’ONU : « protocole », « redevances » avec la mise en place d’outils suite à la convention d’octobre… La communauté internationale a pu constater combien il était difficile à Copenhague de convenir d’un accord entre les grands états, il semble réaliste de penser qu’il en sera de même à Nagoya…
En revanche, si le Canada continue ses efforts pour la préservation de l’environnement et de la biodiversité, l’industrie des sables bitumeux est toujours d’actualité !

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par lisa
jeudi 18 février 2010 dans la catégorie Extinctions
dimanche 20 décembre 2009

Sauvons nos espèces

Avec les nombreux changements climatiques que nous vivons depuis quelques années, nous remarquons que notre planète change drastiquement. Si nous percevons déjà plusieurs conséquences liées à notre quotidien, imaginez la vie de tous les animaux et végétaux de notre planète.

À travers le globe divers effets se font ressentir pour les populations animales. On pense à la fonte des glaciers qui nuisent à la survie de plusieurs espèces polaires qui dépendent des eaux froides pour vivre, ou même aux nombreux feux de forêts qui rasent les habitats de tous ces animaux. En fait, ce n’est pas ces changements en tant que tel qui pose problèmes, mais bien la vitesse à laquelle ils arrivent. Les animaux n’ont donc pas le temps de réellement s’habituer à ces changements.

Il est plus facile pour les animaux de migrer vers le nord, mais pour ceux vivants déjà en arctique, il est plus difficile de s’adapter. En effet, les manchots et les ours polaire sont principalement visés lorsqu’on parle de la disparition des banquises.

C’est pourquoi nous devons tous agir pour améliorer la situation, car ces animaux sont littéralement ceux qui en souffrent sans pouvoir agir sur les causes directes. De simples petits gestes au quotidien peuvent aider, mais il faut également faire des lois pour les grandes entreprises afin d’éviter les abus sur la pollution à longue échelle.

Ce n’est pas que le réchauffement climatique qui cause des dégâts et ce n’est pas seulement les animaux qui sont en danger. En effet, plusieurs végétaux sont également en voix de disparitions même si cela reste plus dur à imaginer. Que ce soit par une consommation massive, ou par une pollution extrême, tout ces phénomènes poussés au maximum cause un très grand tort à notre planète.

On peut toutefois stopper l’effet en boycottant les produits comme le bois exotique afin de stopper la déforestation, cultiver nous-mêmes nos aliments bio afin de réduire l’agriculture utilisant des pesticides ou autres aliments et même arrêter d’encourager la chasse des animaux lorsque cela enfreint aux règlementations.

Bref, unissons-nous afin d’aider à diminuer et à contrôler les extinctions d’espèces animales et végétales. La santé de notre planète et de tout ses êtres vivants est importante.

Commentaires (0) - Continuez la discussion!
Cet article a été rédigé par Thomas
dimanche 20 décembre 2009 dans la catégorie Extinctions