On les retrouve partout, dans les épiceries et les dépanneurs, sur les camions de livraison, associés à la publicité d’une foule de produits, des glaçons aux boissons gazeuses en passant par la crème glacée et la bière. Pourtant ils ne sont plus que quelque 25 000 à parcourir le cercle Arctique.
Leur situation est devenue très préoccupante depuis qu’on s’est rendu compte que la couverture de glace arctique a fondu de près de 15 %. D’autant qu’au rythme où vont les choses, il est très possible que celle-ci aura complètement disparu avant le milieu du siècle. De nombreux vidéastes amateurs ont été à même de capturer des images alarmantes de la fonte des glaciers.
Le biologique Théo Chesnay, attaché au Centre canadien de recherche sur l’Arctique, mentionnait récemment que le réchauffement climatique est en train de modifier l’écosystème de façon fondamentale, ce qui rend les ours polaires extrêmement vulnérables. Les fontes printanières de plus en plus prématurées ont en effet considérablement réduit la période au cours de laquelle les ours se nourissent. De récentes recherches sur les ours de la Baie d’Hudson ont révélé que leur poids moyen a diminué de 15 % au cours de 20 dernières années.
En raison de la très grande superficie du cercle Arctique et des conditions qui y règnent, il est très difficile de surveiller les mouvement des populations des ours polaires. Ainsi, seules quelques-unes ont pu faire l’objet de recherche: il est donc difficile d’avoir un portrait d’ensemble de la situation actuelle. Une chose est sûre cependant, la survie de l’espèce est menacée.


