jeudi 11 février 2010

Réduire les émissions de carbone, mais et l’ozone?

Au dernier sommet de Copenhague, il a bien sur été question de gaz à effet de serre, cependant, il semblerait qu’un raccourci soit, à tort, désormais établi avec le gaz carbonique. Or, il s’avère que le C02 est un gaz nocif pour l’atmosphère parmi tant d’autres. Parmi les délaissés l’Ozone ou 03. Si l’on veut compter sur le courtier en assurance de la Planète Terre pour nous assurer un avenir fait de ciels bleu éclatant et de nuages immaculés, il va falloir penser à lutter contre ce grand absent des derniers débats.
L’ozone, comme tous les gaz, est effrayant de mobilité : venu d’Asie, il sera dans le ciel nord américain quelques jours plus tard. Du coup, les efforts collatéraux prennent une ampleur croissante. En effet, si un accord a été conclu entre la Chine et les Etats Unis à propos du C02 l’O3 lui s’est fait bien discret. Et pour cause.

Gaz ambigu, l’ozone est aussi nécessaire que néfaste. Indispensable dans les hautes couches de l’atmosphère, il nous protège des rayons ultraviolets. Mais, il devient dévastateur quand sa concentration est trop forte entre la surface de la terre et jusqu’à quinze kilomètre d’altitude. Cette partie de l’atmosphère appelée troposphère est le berceau de la vie sur terre, on y respire, le cycle de l’eau s’y forme, les humains, la faune et la flore s’y développent. Autant dire que menacer cet équilibre revient à menacer notre vie directement. A forte concentration, l’ozone oxyde les végétaux et attaque les voies respiratoires.


Ce grand absent des débats actuels est, en fait, le vieux compagnon de la lutte anti-pollution. Rappelez-vous, 1987, la conférence de Montréal : c’était là que c’était décidé l’incrimination sans sursis des CFC, ou gaz réfrigérants et propulseurs utilisés dans la fabrications des réfrigérateurs et déodorants. Et oui, l’ozone c’est le fameux trou de la couche d’ozone, quelque peu éclipsé du devant de la scène médiatique au profit de l’effet de serre. Les trop célèbres trous sont pourtant une fâcheuse réalité des pôles et ce, pour des dizaines d’années encore. Surtout que la Chine ne fait pas partie des signataires…
Mais l’ozone est aussi un pollueur latent : il est aussi le résultat de la combinaison des rayons du Soleil et des polluants, comme le dioxyde d’azote. Ce dernier correspond au gaz brun roux s’échappant des pots d’échappement, c’est lui qui a cette odeur douceâtre et écœurante que l’on ressent sur une route de grande circulation ou plus encore par temps froid. Il vient aussi des cheminées, des incinérateurs ou incendies…

Nous disions que l’ozone était mobile, il est aussi un sujet d’étude complexe : s’il provient des zones industrielles, il sera plus élevé dans les zones rurales, quelques jours plus tard, le temps de se former. A petite distance ou entre continents, il s’agit aujourd’hui de comprendre les effets de l’ozone d’importation de comprendre sa formation, notamment au printemps aux Etats Unis. C’est à la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) américaine que l’on doit les études sur le sujet.
En effet, il est désormais vital de connaitre les effets directs sur l’agriculture, les animaux ou les humains : on peut d’ores et déjà lui imputer des décès et des pertes agricoles non négligeable. Même si les pics à l’ozone se font plus rare, notamment grâce aux réglementations sur les vitesses de circulation, il ne faut pas baisser la garde et stimuler les mesures de préventions. Si l’03 ne survit que quelques semaines dans l’atmosphère, ce n’est pas une raison pour le négliger dans lutte contre l’effet de serre et le réchauffement climatique.

Cet article a été rédigé par lisa
jeudi 11 février 2010 dans la catégorie pollution

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