Les algues vertes doivent leur désastreuse popularité au fait que leur présence soit un indicateur du dérèglement de l’environnement. Marrées vertes en Bretagne, extension de la caulerpa taxifolia en Méditerranée, la prolifération de ces algues sont autant de signaux affolants du peu de qualité des eaux maritimes.
L’été 2011 s’annonce particulièrement touché
Les fortes chaleurs des dernières semaines ont accéléré la prolifération des algues vertes et le plan d’action du gouvernement ne semble pas être flagrant d’efficacité. Rappelons qu’en 2009, un cheval était mort ainsi qu’un employé municipal. L’année dernière, les ramassages avaient augmenté mais cette année, le Finistère connait une croissance plus que forte, notamment en raison de la chaleur, des faibles précipitations et de la faible houle. Même à la Baule, il y a des champs d’algues vertes, ce qui ne s’était jamais vu. Un rapport du CESER rapporte que le fléau est arrivé plus tôt et plus massivement. De la Normandie à l’île d’Oléron, 109 sites ont été identifiés.
Les nitrates de la Bretagne agricole nourrissent les algues, entrainant une forte prolifération et par conséquent une capacité de ramassage réduite et des coûts de traitement en augmentation. Certains villages ont déjà atteint leur capacité de stockage.
Un problème économique sous jacent
Une fois ramassées, le risque sanitaire des algues vertes est considérablement réduit. Cependant, lorsqu’elles sont sur les plages, elles dégagent de l’hydrogène sulfuré, gaz fatal à haute concentration. On s’en doute, la réputation de la Bretagne touristique est en jeu. Plages fermées pour cause de ramassage, plages encombrées, criques inatteignables, hôteliers découragés, l’image de la Bretagne en souffre depuis quelques années. Les efforts sont là, les couts, exponentiels et l’assurance entreprise inexistante. Malgré la mutualisation des communes, les aides gouvernementales, le prix reste fort.
France nature Environnement lie directement l’agriculture intensive au phénomène, et propose de ne plus autoriser l’agrandissement du cheptel, de favoriser l’élevage sur paille ou de plein air mais aussi le biologique ou le fermier. La dernière mesure, et non des moindres, demande une surveillance accrue des plans d’épandage, directement visés dans la prolifération des algues.
Les algues vertes ne sont qu’un avertissement de la santé précaire de l’environnement des régions agricoles. La dégradation des ressources naturelles, les engrais industriels sont autant d’éléments à repenser. Parmi les volontés, on rêve d’une Bretagne au complexe agro-industriel repensé, avec des cheptels nourris des ressources locales, dans des surfaces adéquates et proportionnelle à la capacité d’épandage.
Les efforts sont là, peut-être encore timides aux yeux de certains mais présents. Cependant, on regrette encore les changements trop réduits du fonctionnement des élevages porcins, responsables des taux élevés d’azote dans les sols.



assuranceautomobile a dit le mercredi 29 juin 2011 à 3:49 pm :
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